Module monogène
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Contents
• Exemples
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Définition
Un R-module gauche M est dit monogène si M peut être engendré par un seul élément, c'est-à-dire s'il existe x dans M tel que M = (x) = Rx = {rx | r ∈ R}. De même, un R-module à droite N est monogène s'il existe y ∈ N tel que N = yR.
Exemples
• Tout groupe monogène est un Z-module monogène.
• Tout R-module simple M est un module monogène puisque le sous-module engendré par tout élément x non nul de M est nécessairement le module M entier. En général, un module est simple si et seulement s'il est non nul et est engendré par chacun de ses éléments non nulscite-ref-2[2].
• Si l'anneau R est considéré comme un module à gauche sur lui-même, alors ses sous-modules monogènes sont exactement ses idéaux à gauche principaux. Il en va de même pour R en tant que R-module à droite, mutatis mutandis.
• Si R est F[x], l'anneau des polynômes sur un corps commutatif F, et V est un R-module qui est aussi un espace vectoriel de dimension finie sur F, alors les blocs de Jordan de x agissant sur V sont des sous-modules monogènes. (Les blocs de Jordan sont tous isomorphes à F[x] / (x – λ)n ; il peut aussi exister d'autres sous-modules monogènes avec des annulateurs différents ; voir ci-dessous.)
Propriétés
• Étant donné un R-module monogène M qui est engendré par x, il existe un isomorphisme canonique entre M et R / AnnR x, où AnnR x désigne l'annulateur de x dans R.
• Tout module est une somme de sous-modules monogènescite-ref-3[3].
Notes et références
(en)
Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé
«
Cyclic module
»
(
voir la liste des auteurs
)
.
cite-note-11. ↑ bourbakin-bourbaki(en) N. Bourbaki, Algebra I: Chapters 1–3 (lire en ligne), p. 220.
cite-note-22. ↑ andersonfuller1992frank-w-andersonkent-r-fuller1992(en) Frank W. Anderson et Kent R. Fuller, Rings and Categories of Modules, New York, Springer-Verlag, coll. « GTM » (no 13), 1992, x+376 (ISBN 0-387-97845-3, DOI 10.1007/978-1-4612-4418-9), juste après la Proposition 2.7.
cite-note-33. ↑ Anderson et Fuller 1992, Proposition 2.7.
Bibliographie
• hartleyhawkes1970b-hartleyt-o-hawkes1970(en) B. Hartley et T. O. Hawkes, Rings, Modules and Linear Algebra, Chapman & Hall, 1970, 152 p. (ISBN 0-412-09810-5, lire en ligne), p. 77.
• (en) Serge Lang, Algebra, 3e éd., Reading, Mass., Addison-Wesley, 1993, p. 147-149
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